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Pont Charles Lachaud

Pont Charles Lachaud

La Corrèze se situe au cœur de la ville de Tulle, et c’est de chaque côté de sa vallée, que la Préfecture corrézienne s’est développée sur les flancs de ses sept collines.

 

Alors qu’elle est enjambée, dans la partie dite haute de la ville, par trois ponts permettant de joindre les deux rives, un quatrième en bois est construit en 1831 reliant le quai du Collège (actuel quai de la République) au Tribunal. Traditionnellement dénommé, Pont du Tribunal, il est reconstruit en pierre 1851 et fait régulièrement l’objet de gros travaux d’entretien entre 1890 et 1936.

 

Lors de sa séance du 25 février 1972, le Conseil municipal décide de le rebaptiser « Pont Charles Lachaud ».

 

Charles Lachaud (1818-1882), illustre avocat treignacois, décide de s’inscrire au barreau de Tulle après avoir fait ses études de droit à Paris. Au cours du XIXe siècle, il exprime ses grands talents d’orateur lors de procès retentissants à Paris et dans sa Corrèze natale. Ainsi il défendra le Maréchal Bazaine, accusé d’avoir contribué à la défaite de la France lors de la guerre de 1870 contre la Prusse ; le peintre Gustave Courbet, jugé pour avoir été un élément actif de la période insurrectionnelle de la commune de Paris ; ou encore l’assassin Jean-Baptiste Troppman, auteur du massacre de Pantin, une des plus grandes affaires criminelles du Second Empire.

 

Mais c’est avec le procès de Marie Capelle épouse Lafarge, accusée d’avoir empoisonné son mari, que Charles Lachaud obtiendra une grande renommée. Alors qu’il n’a que 22 ans, il est chargé de sa défense au cours du procès qui se tient à la Cour d’assise du Palais de Justice de Tulle, du 3 au 19 septembre 1940. Sa plaidoirie brillante lui permet de passer à la postérité, à l’issue d’un procès au retentissement national qui divise les français en deux camps : les pros et les antis Marie Capelle.

 

 

Sur la photo : En 1920 l’entreprise Veyres Périé fait un essai de résistance du pont en installant des camions de part en part de son tablier.