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Rue Jules Lafue

Rue Jules Lafue

Il est des personnalités qui ont marqué l’histoire tulliste dont le souvenir s’estompe peu à peu. Jules Lafue fait partie de ceux-là.

Lors de sa séance du 29 janvier 1988, le Conseil municipal de Tulle décide de rendre hommage à l’un de ses héros de la Résistance. Les édiles tullistes profitent de la construction du récent lotissement de Bourbacoup construit en 1976, pour attribuer son nom à la rue qui rencontre l’avenue du Lieutenant-Colonel Faro.

Originaire de la Lozère, Jules Lafue (1887-1971), frère de Pierre Lafue, journaliste-historien et ancien membre des cabinets ministériels de Georges Mandel et Jean Giraudoux, est alors inspecteur des impôts lorsqu’il s’installe à Brive au cours des années 1930.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jules Lafue occupe les fonctions de Trésorier Payeur Général de la Corrèze. Alors qu’il assume d’importantes responsabilités au sein de l’administration, Jules Lafue épouse les idées de la Résistance. Aidé par sa femme et par sa fille Madeleine, il n’hésite pas à cacher chez lui des membres de la Résistance et des réfugiés juifs à qui il procure des faux papiers d’identité. Le 11 février 2007, le titre de Juste parmi les Nations lui est ainsi décerné par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem pour avoir participé à sauver les vies de plusieurs réfugiés Juifs (les familles Neuhoff et Schossberger, ainsi que l’écrivaine d’origine russe Natacha Huttner alias Dominique Arban).

A peine la ville libérée, Jules Lafue est nommé Président du Comité Local de Libération de Tulle le 18 août 1944, chargé d’assurer l'administration civile en attendant le rétablissement des institutions locales et départementales. Membre de la liste d’Union Républicaine Antifasciste, il est élu Maire de Tulle lors des élections municipales du 29 avril 1945. Il occupe la fonction de premier magistrat de la ville jusqu’à sa démission le 12 mai 1947.