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Le Quartier de Virevialle

Le Quartier de Virevialle

Le quartier de Virevialle est un quartier singulier dans la ville qui continue encore aujourd’hui de cultiver son identité.

Bien que la dénomination officielle de Quartier de Virevialle fasse l'objet d’une décision du Conseil municipal le 28 mai 1960, l’occupation humaine du lieu ne date pas d’hier. Dans sa carte des paroisses de Tulle, Jean-Baptiste Champeval révèle l’existence du lieu-dit en 1467 sous la dénomination de Vieille Viale. Au milieu du XIXe siècle, le site n’est encore qu’un hameau, dénommé alors Viro Vialle, niché sur une colline dominant le quartier de Souilhac à proximité du chemin reliant la Préfecture corrézienne à la ville de Brive.

Le développement du quartier de Virevialle dans la première moitié du XXe siècle est indissociable de celui de la Manufacture d’Armes de Tulle. Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. La mobilisation  industrielle s’engage et, dès le mois de décembre 1939, le logement des ouvriers affectés en masse devient urgent. Des terrains sont réquisitionnés pour permettre l’édification par la MAT d’une cité ouvrière à Virevialle censée loger près de 1000 ouvriers. La construction d’une trentaine de baraquements en dur est achevée en mai 1940. Cependant, avec la défaite en juin 1940, la baisse des productions de la MAT et la démobilisation des armées qui s’en suit, ces baraquements inutilisés devaient servir à loger le 41e Régiment d’Infanterie, projet qui reste sans suite. En 1944, ces locaux sont réemployés pour y établir les chantiers de la jeunesse.

Après la Seconde Guerre mondiale, le camp de Virevialle reste la propriété de la Manufacture d’Armes de Tulle jusqu’en 1958 date à laquelle il est cédé, pour 1,5 millions de francs, à la Ville. En décembre 1966, le Conseil Municipal décide d’y faire construire une cité à loyers modérés. Les années 1960-1970 sont marqués par la construction de lotissements, d’H.L.M. et d’une école qui structurent un peu plus le quartier tulliste.

Aujourd’hui, de cité ouvrière, le quartier est devenu peu à peu une zone pavillonnaire.